L’élimination olfactive d’un concurrent

Cette histoire d’élimination, fictive ou véridique, m’a été racontée par un ami! Jugez-en vous même !

Pierre devait passer un entretien d’embauche et, comme tout ceux qui se sont déjà prêté à cet exercice, il été anxieux!
Il ressentait cette fameuse boule au ventre et avait la gorge nouée, les mains moites et ressentait une envie pressante!

Ses intestins semblaient se tordre et voulaient laisser échapper le surplus de gaz qu’ils fabriquaient. Il devait faire un effort surhumain pour bloquer ses sphincters. En somme, il était stressé!!

Arrivé dans les locaux de la société, il devait patienter dans un bureau climatisé, climatisation qui semblait augmenter ses troubles digestifs et sphinctériens!

Dans le même bureau, un autre jeune homme était installé dans un fauteuil et, manifestement, ce dernier semblait tout aussi stressé et mal à l’aise que Pierre.

« C’est sûrement un concurrent pour le poste » avait pensé Pierre.
Son stress venait d’augmenter d’un cran.

En les installant dans le bureau, la secrétaire leur avait demandé de patienter quelques minutes et qu’elle reviendrait les appeler un-à -un.

Pierre essayait donc de se calmer avec des exercices de respirations comme indiqué dans les bouquins de préparation des entretiens d’embauche, methode qui ne marchait pas vraiment.

Au bout de quelques minutes, il entendit le bruit caractéristique d’un gaz qui s’échappait rapidement d’un sphincter trop longtemps fermé. Autrement dit: un pêt sonore!
Mais, ce pêt ne venait pas de lui car, il arrivait encore, tant bien que mal, a maîtriser ses intestins!

Ils n’étaient que 2 dans la pièce, donc cela ne pouvait provenir que de l’autre, son concurrent, son adversaire.

Pierre se retourna alors et regarda son compagnon d’infortune ou plutôt, son infortuné compagnon!
Ce dernier n’avait manifestement pas pu gérer la …pression.

Le voisin, conscient de la situation, conscient qu’aucun doute n’était possible sur sa « culpabilité  » laissa échapper timidement un : » désolé! »
C’était là, l’erreur de sa vie!

A ce moment, le démon de la malfaisance inspira à Pierre une idée diaboliquement géniale!

Pierre lui répondit calmement: »c’est pas grave, ce sont des choses qui arrivent » et imperceptiblement, il souleva légèrement une de ses jambes et, à son tour, relâcha son sphincter mais, de manière totalement et ingénieusement insonore,contrairement à son voisin!

Pierre laissa donc sortir, telle une soupape, tout le gaz qui s’était accumulé dans ses entrailles avec le stress et cela le soulagea énormément, toujours dans le plus grand silence!
Ils étaient dans un pièce climatisée et surtout, totalement fermée. Ainsi, ce qui devait arriver, arriva.

Au bout de quelques secondes, ce gaz, ou plutôt ces gaz finirent par occuper tout le volume de la pièce et une odeur particulièrement nauséabonde emplissait la pièce.

En matière de mauvaises odeurs, il n’y a rien de pire qu’une flatulence infecte dans une pièce ou un véhicule climatisé!
C’est l’horreur!
La température glaciale de la pièce a tendance à décupler l’effet repoussant de la puanteur!
Et si, par malheur, le système de climatisation était en mode recyclage, c’est l’horreur absolue!

S’il existait une échelle d’appreciation de l’insensité de la puanteur, comme un échelle de Richter pour les séismes, cette situation serait invraisemblablement le plus haut degré.
Une vraie arme de destruction massive… chimique.
Une seule solution: éteindre la clim et ouvrir les vitres…

Pour enfoncer le clou, pierre, qui, intérieurement jubilait, tourna la tête vers son voisin et lui dit ,innocemment, tout doucement: « oh popo popo pop !  » en agitant comme un éventail le journal qu’il feuilletait.

Ce dernier avait tout simplement la mine décomposée! Il était affolé!
Quelques instants après, la secrétaire ouvrit la porte et s’écria:
-Mais…? mais… ? C’est quoi ça?!?! C’est quoi cette odeur?
Elle regardait alternativement les 2 occupants de la pièces, encore assommée par la puanteur qui y régnait!
C’était le coup de grâce pour le voisin!

Penaud, ce dernier essaya d’articuler difficilement:
– » c’est …heu… mon ventr… Je… je suis déso… Je suis un peu … malade…. mon ventre…! »
– » mais c’est absolument … terrible » repris la secrétaire!
–  » vous êtes… vous êtes … malade! C’est une infection ça  » continuait-elle.

Pierre, faussement désolé pour son voisin, tenta:  » il n’a pa du faire exprès madame!  »

La secrétaire répondit furieuse: « encore heureux! j’espère bien qu’il n’a pas fait exprès!  »

Le voisin, à ce moment, aurait certainement voulu disparaître six pieds sous terre.

« Venez monsieur Pierre, vous ne pouvez pas rester dans ce…dans cette…pièce! termina la secrétaire en invitant un Pierre triomphant à rejoindre un autre endroit plus… respirable en attendant son entretien.

Elle referma ainsi la porte du bureau non sans avoir fusillé du regard notre malheureux voisin, le laissant seul dans son indésirable pièce parfumée!

Fiction ou réalité l’histoire ne dit pas si Pierre a été embauché ce jour-là mais une chose est certaine: son voisin n’a finalement pas passé son entretien d’embauche!
🙂

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